... on est bien plus sot en contrariant sa nature qu'en la suivant.
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Relire, c'est lire ses mémoires sans se donner la peine de les écrire.
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À lire aussi de Emile Faguet
... Platon qui, comme tous les philosophes, écrit moins pour être admiré que pour être compris et même moins pour être compris que pour faire penser.
Ce grand esprit, c'est un chaos d'idées claires.
Quand on peint son héros, on peint son idéal, et l'idéal que l'on a, on se croit toujours un peu, on se croit du moins par moments, de force à le réaliser. ... Poser un héros, c'est un peu poser en héros.
Un ami est un frère ; mais un frère que l'on se choisit. Comment se le choisit-on ? Comme on se choisirait un double, comme on se choisirait un reflet qu'on aimerait soi-même à refléter.
Dans la même œuvre
L'art de lire, c'est l'art de penser avec un peu d'aide.
Pour apprendre à lire, il faut d'abord lire très lentement et ensuite il faut lire très lentement et, toujours, jusqu'au dernier livre qui aura l'honneur d'être lu par vous, il faudra lire très lentement.
Lire lentement, c'est le premier principe et qui s'applique absolument à toute lecture. C'est l'art de lire comme en essence.
... Platon qui, comme tous les philosophes, écrit moins pour être admiré que pour être compris et même moins pour être compris que pour faire penser.
Ce qu'on déteste le plus au monde, quand on a l'âme active et non pas seulement passive et soumise, c'est ce que l'on a vu autour de soi à vingt ans.